Skip to main content
Latest Updates on Obesity
« Obèses de poids normal » : une adiposopathie ?

Certains sujets de poids normal présentent un excès de tissu adipeux viscéral, responsable de troubles métaboliques et d’une inflammation de bas grade, corrélés à une augmentation du risque cardiovasculaire, et définissant le syndrome des « obèses de poids normal ».

Ces dernières années, l’indice de masse corporelle (IMC) s’est avéré être un marqueur imprécis du risque cardiovasculaire. La mesure du périmètre abdominal, qui reflète la quantité de graisse viscérale d’un individu, a progressivement complété la mesure du poids et de la taille dans l’évaluation du risque cardiovasculaire. Il est aujourd’hui bien démontré que l’obésité viscérale, qui entre dans la définition du syndrome métabolique, est corrélée avec l’hyperinsulinisme, l’insulinorésistance et le diabète de type II, et semble être un marqueur pertinent du risque cardio-métabolique.

Si la prévalence du syndrome métabolique augmente proportionnellement avec l’IMC, il est aussi décrit chez des sujets en surpoids simple (IMC › 25 kg/m2) ou chez des patients dont l’IMC est considérée comme normal. Cette constatation a abouti au concept paradoxal « d’obésité de poids normal », dans lequel l’adiposopathie l’emporte sur la pondéropathie, et qui implique des anomalies de la composition corporelle et/ou des prédisposition génétique.

Tissue Adipeux Endocrine

Les connaissances de la physiopathologie du tissu adipeux ont beaucoup progressé ces dernières années. S’il a longtemps été considéré comme un tissu de stockage énergétique, on sait désormais que le tissu adipeux est en réalité un tissu endocrine possédant d’importantes fonctions sécrétoires, intervenant dans la régulation de la prise alimentaire, dans la régulation métabolique et dans le processus inflammatoire. Les adipocytes sécrètent des adipokines telles que la leptine, l’adiponectine ou la résistine, mais aussi des cytokines pro-inflammatoires (interleukines 1 et 6, TNF?), qui sont associées à l’insulinorésistance et à l’athérogénèse. En fonction de la localisation du tissu adipeux et de sa composition, la sécrétion d’adipokines varie. Ainsi, le tissu adipeux glutéal produit en majorité de l’adiponectine, qui augmente la sensibilité à l’insuline du foie et du muscle squelettique. À l’inverse, les adipocytes de la graisse viscérale, en excès dans le syndrome métabolique, sécrètent prioritairement des cytokines pro-inflammatoires, et des adipokines favorisant l’insulinorésistance comme la résistine, ou le risque d’hypertension artérielle comme l’angiotensinogène.

Déséquilibre entre masses grasse et maigre

Des travaux ont montré que chez les femmes ayant un IMC normal, mais une masse grasse › 30 %, il existe une hypersécrétion d’adipokines et de cytokines pro-inflammatoires qui n’est pas retrouvé chez les femmes de même IMC, présentant une masse grasse < 25 %. Cette hypersécrétion est associée à une dyslipidémie, une augmentation de la protéine C réactive (CRP) ultra-sensible et à une insulinorésistance. En revanche, le taux d’adiponectine est diminué. Chez ces patientes de poids normal, le déséquilibre entre masse grasse et masse maigre, lié à une augmentation du tissu adipeux viscéral, est responsable de troubles métaboliques et d’un état d’inflammation de bas grade favorisant l’athérogénèse.

Ces patientes sont exposées à un risque cardio-vasculaire majoré, comparable à celui de patients présentant un IMC élevé, et peuvent par conséquent être considérée comme « métaboliquement obèses ». Il pourrait s’agir d’une étape de transition témoignant d’un continuum entre poids normal et surpoids, et montrant toute la complexité de l’adiposopathie. La recherche d’un polymorphisme génétique prédisposant à ce syndrome est une prochaine étape dans la compréhension de la pathologie.

Ces travaux, qui nécessitent encore d’être confirmés par des études prospectives, offrent des perspectives nouvelles dans la gestion du risque cardiovasculaires. Des outils comme l’impédencemétrie, l’absorptiométrie ou, plus simplement, le dosage de la CRP ultra-sensible pourront peut-être, dans un futur proche, aider à évaluer le risque cardio-vasculaire d’un individu de façon plus pertinente que les mesures anthropométriques conventionnelles, que sont le poids, la taille et le tour de taille.

Dr Camille Cortinovis

D’après la présentation du Pr Jean-Louis Schlienger, PU-PH en Médecine Interne et Nutrition à l’hôpital Hautepierre à Strasbourg, Paris.

Le Quotidien du Médecin, N° 44 du 12/06/2009


La chirurgie de l'obésité réduit l'incidence des cancers

Selon l’étude suédoise SOS (Swedish Obese Subjects), la chirurgie bariatrique réduit l’incidence des cancers chez les femmes ; en revanche, il n’en va pas de même chez les hommes.

On sait qu’un IMC (indice de masse corporelle) élevé est associé à une augmentation de l’incidence de nombreux types de cancers. Il semble que la perte de poids volontaire pourrait réduire la mortalité et la morbidité par cancer, notamment chez les femmes, mais les données sur ce point sont limitées. C’est dire l’intérêt des résultats de l’étude prospective SOS, qui a commencé en 1987 et qui a inclus, d’une part, 2 010 sujets obèses qui ont eu une chirurgie bariatrique et, d’autre part, 2 037 sujets obèses contrôles qui recevaient un traitement conventionnel.

La chirurgie bariatrique a entraîné une perte de poids moyenne de 19,9 kg pendant plus de dix ans, alors qu’on a constaté un gain pondéral moyen de 1,3 kg dans le groupe contrôle. Le nombre de premiers cancers a été plus faible dans le groupe chirurgie que dans le groupe contrôle (hazard ratio : 0,67). Chez les femmes opérées, le hazard ratio a été de 0,58 alors qu’il était de 0,97 chez les hommes opérés.

« La chirurgie bariatrique était associée à une réduction de l’incidence des cancers chez les femmes obèses mais pas chez les hommes obèses », concluent les auteurs.

Dr Emmanuel De Viel

Lars Sjöstrom et coll. « The Lancet Oncology », publication en ligne du 24 juin 2009.

Quotimed.com, le 24/06/2009

L'obésité, une maladie bactérienne ?

On parle d’épidémie pour caractériser l’explosion de l’obésité. Cette épidémie pourrait-elle avoir une origine infectieuse située dans les périodontes ? La question est posée par J.M. Goodson et coll. (Boston), qui ont mesuré les populations bactériennes présentes dans la salive de 313 femmes ayant un IMC compris entre 27 et 32, et chez 232 personnes de poids normal. L’analyse a été faite à l’aide de sondes ADN. Elle suggère que le surpoids pourrait être associé à des modifications de la composition des colonies bactériennes salivaires. Ainsi, 98,4 % des femmes obèses pourraient être identifiées par la présence d’une seule espèce bactérienne, Selenomonas noxia, qui représente plus de 1 % du total des bactéries salivaires, ce qui est particulièrement élevé. Ces bactéries participent-elles à la physiopathologie de l’obésité ? Les études à venir pourront nous le dire.

BÉ. V.

« Journal of Dental Research », numéro de juin 2009.

Quotimed.com, le 10/07/2009

L'obésité androïde prédictive de mortalité chez les patients en dialyse

La prévalence de l'obésité est en très forte augmentation dans tous les pays développés. Les insuffisants rénaux ne font pas exception à cette tendance. 
Il est habituel d'utiliser le classique indice de masse corporelle (IMC) pour apprécier l'état nutritionnel des patients en insuffisance rénale terminale. 
De même que chez les insuffisants cardiaques ou chez les coronariens, il semble bien exister chez les patients insuffisants rénaux au stade de la dialyse une relation statistique négative entre IMC et mortalité.

Les index appréciant plus spécifiquement l'obésité abdominale, tels que par exemple le tour de taille ou le rapport tour de taille/tour de hanches, sont, dans la population générale, positivement reliés à la mortalité. Qu'en est-il dans la population spécifique des patients en insuffisance rénale terminale ? Telle la question à la base de ce travail italien.

Une cohorte de 537 patients en insuffisance rénale terminale a été constituée (âge moyen : 63 +/- 15 ans). 
Après ajustement sur l'indice de masse corporelle (IMC), il est ressorti des analyses que le tour de taille est un marqueur prédictif indépendant direct de mortalité toutes causes confondues ou d'origine cardiovasculaire (p < 0,001).

En revanche, il a été observé une relation inverse entre IMC et mortalité (p < 0,001). La mortalité (toutes causes et cardiovasculaire) était en effet maximale d'une part chez les patients ayant un IMC faible (inférieur à la médiane) ou un tour de taille important (supérieure à la médiane). La mortalité était en revanche minimale chez les patients ayant un IMC supérieur à la médiane ou un tour de taille inférieure à la médiane.

Après ajustement sur les facteurs confondants habituels dont les facteurs de risque cardiovasculaire classiques ou émergents, le tour de taille demeure un marqueur de risque indépendant de la mortalité toutes causes confondues (hazard ratio pour une augmentation de 10 cm [HR] : 1,23 ; intervalle de confiance [IC] : 1,02-1,47; p : 0,03) ou de mortalité cardiovasculaire (HR : 1,37 ; IC : 1,09-1,73 ; p : 0,006). Le rapport tour de taille/tour de hanches semble être également prédictif de la mortalité toutes causes confondues (p : 0,009) et de la mortalité cardiovasculaire (p : 0,07).

Même si ces résultats mériteraient certainement d'être confirmés, cette étude suggère que les index appréciant l'obésité viscérale constituent de bons marqueurs prédictifs de la mortalité toutes causes confondues et de la mortalité cardiovasculaire chez les patients au stade de l'insuffisance rénale terminale.

08/10/09
(JIM)
Dr Olivier Meillard

Postorino M et coll. : Abdominal obesity and all-causes and cardiovascular mortality in end-stage renal disease. J Am Coll Cardiol 2009; 53: 1265-72

Ref: Univadis N° Vert 0 800 11 20 98

English version
J Am Coll Cardiol, 2009; 53:1265-1272, doi:10.1016/j.jacc.2008.12.040
© 2009 by the American College of Cardiology Foundation

Abdominal Obesity and All-Cause and Cardiovascular Mortality in End-Stage Renal DiseaseCLINICAL RESEARCH: OBESITY AND CV MORTALITY IN ESRD

Maurizio Postorino, MD, Carmen Marino, TECH,Giovanni Tripepi, DrStat, Carmine Zoccali, PROF*on behalf of the CREDIT (Calabria Registry of Dialysis and Transplantation) Working Group

Nephrology, Dialysis and Transplantation Unit and CNR-IBIM Clinical Epidemiology and Pathophysiology of Renal Diseases and Hypertension, Reggio Calabria, Italy

Objective: The aim of this study was to investigate the predictive value for all-cause and cardiovascular (CV) death of anthropometric measurements of abdominal obesity in patients with end-stage renal disease (ESRD).

Background: Surrogate measures of abdominal obesity and segmental fat distribution (waist circumference and waist/hip ratio [WHR]) are stronger predictors of all-cause and CV death than body mass index (BMI) in the general population, but the issue has never been investigated in patients with ESRD.

Methods: We performed a prospective cohort study in 537 patients with ESRD (age 63 ± 15 years).

Results: In BMI-adjusted Cox models, waist circumference was a direct predictor of all-cause and CV mortality (p < 0.001), whereas BMI showed an inverse relationship (p < 0.001) with these outcomes. The incidence rates of overall and CV death were maximal in patients with relatively lower BMI scores (below the median) and higher waist circumferences (at least the median) and minimal in patients with higher BMI scores (at least the median) and small waist circumferences (below the median). The prognostic power of waist circumference for all-cause (hazard ratio [HR] [10-cm increase]: 1.23; 95% confidence interval [CI]: 1.02 to 1.47; p = 0.03) and CV mortality (HR: 1.37; 95% CI: 1.09 to 1.73; p = 0.006) remained significant after adjustment for CV comorbidities and traditional and emerging risk factors. WHR was found to be related to all-cause (p = 0.009) and CV mortality (p = 0.07).

Conclusions: Abdominal obesity underlies a high risk of all-cause and CV mortality in patients with ESRD. Redefinition of nutritional status by combining the metrics of abdominal obesity and BMI may refine prognosis in the ESRD population.

Site Mailing List 

VIP LASER CLINIC MED SPA
"We care for you as no one else does"

Lot C1, Regency Square, Van der Meersch St., Beau Bassin, Republic Of Mauritius

Monday - Saturday : 8.30 - 17.00 hours

Closed On Sundays & Public Holidays

Tel: +230 - 465 70 80

N.B. Please kindly consider: 
All consultations & treatments only on appointments. Thanks.